Présentation générale
📢 Christo lève les bras comme pour emballer l’univers entier, Artaud fulmine un poème improvisé, Max Ernst griffonne sur une feuille.
🗣️ "Un paysage est un acte. Un geste radical. Une provocation. Nous ne dessinons pas des plans : nous faisons surgir des émotions, des tensions, des ruptures. Nous vous apprendrons à expérimenter, à bouleverser, à transformer l’espace avec force et audace. Si vous voulez faire du paysage un manifeste, nous sommes faits pour vous."
Les 10 personnalités de l'équipe

Christo et Jeanne-Claude (Christo: 1935-2020, Jeanne-Claude: 1935-2009)
Artistes du Land Art, ils ont réalisé des interventions spectaculaires dans l'espace public. Leur travail inspire une conception du paysage comme mise en scène temporaire.

Bernard Arnault (1949-)
Homme d'affaires et stratège de l'image, il conçoit des mondes de luxe et d'expérience. Son approche permet de penser le paysage comme un espace de perception et de branding.

Antonin Artaud (1896-1948)
Poète et dramaturge, il a révolutionné la pensée artistique avec son "Théâtre de la cruauté". Son approche pousse à l'expérimentation sensorielle des paysages.

Chris Marker (1921-2012)
Cinéaste et documentariste, il a exploré la mémoire et la perception. Il inspire une approche narrative du paysage, comme trace et palimpseste.

Pipilotti Rist (1962-)
Artiste contemporaine des installations immersives, elle déploie des espaces sensoriels et ludiques. Son travail influence la création d'environnements sensibles.

Vladimir Vernadski (1863-1945)
Géochimiste et penseur de la biosphère, il a révélé le rôle du vivant comme force géologique. Il apporte une perspective systémique sur les interactions entre l’homme et la planète, où la pensée et la science façonnent l’évolution terrestre.

Louis Lumière (1864-1948)
Co-inventeur du cinéma, il a développé les premières captations de l'espace urbain. Son approche ouvre une lecture cinématographique des paysages.

Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716)
Mathématicien et philosophe, il a développé le calcul infinitésimal et les mondes possibles. Son regard permet d'imaginer des paysages comme systèmes interconnectés.

Max Ernst (1891-1976)
Peintre surréaliste, il a créé des mondes visuels oniriques. Il inspire une approche du paysage comme exploration de l'imaginaire.

Sophie Calle (1953-)
Artiste de l'intime et de l'exploration urbaine, elle inscrit les récits dans les lieux. Elle propose une approche sensible et contextuelle du paysage.
Portrait de l’Équipe 16 : Entre Apparence, Image et Déconstruction du Réel
L’Équipe 16 réunit des figures qui explorent la construction visuelle, l’illusion, la mémoire et le pouvoir du spectacle. Ce collectif interroge le paysage comme une mise en scène en perpétuelle redéfinition, un espace où la perception est manipulée, où l’esthétique et le politique s’affrontent.
Axes Structurants du Groupement
Mise en scène du pouvoir et de l’image : Arnault, Christo
- Arnault inscrit le paysage dans une logique de luxe et de rareté, où chaque intervention doit subjuguer, impressionner et refléter une élite.
- Christo et Jeanne-Claude détournent la monumentalité en recouvrant des édifices et en rendant visible l’invisible, interrogeant ainsi le rapport entre le regard et l’objet caché.
Expérimentation et Déconstruction de la Perception : Pipilotti Rist, Max Ernst, Sophie Calle
- Pipilotti Rist joue avec l’image en mouvement, proposant un paysage fluide, coloré, organique, où la perception est constamment troublée.
- Max Ernst, dans son approche surréaliste, perçoit le paysage comme une énigme, un espace de superposition entre rêve et réalité.
- Sophie Calle, dans ses installations et enquêtes personnelles, inscrit le paysage dans une narration intime, où chaque lieu devient le témoin d’un regard subjectif et d’une mémoire réinventée.
Mouvement, Mémoire et Fiction du Réel : Marker, Lumière, Artaud
- Chris Marker perçoit le paysage comme un voyage dans le temps, un espace où passé, présent et futur se mêlent dans un montage d’images et de souvenirs.
- Louis Lumière, pionnier du cinéma, révèle le paysage en mouvement, posant la question du passage de l’immobile au flux, du réel à sa projection.
- Antonin Artaud, dans sa radicalité, voit l’espace comme une convulsion organique, où la réalité est mise à l’épreuve par des chocs sensoriels et des expériences extrêmes.
Rationalité et Harmonie cachée : Leibniz
- Leibniz propose une lecture structurée et métaphysique du paysage, où chaque élément fait partie d’un système préétabli et harmonique.
Problématiques Clés pour Aborder un Projet de Paysage avec Cette Équipe
- Le paysage est-il un décor ou une structure cachée ? - Arnault vs Leibniz et Christo : un espace ostentatoire et spectaculaire ou une construction invisible qui révèle d’autres dimensions ?
- Peut-on manipuler la perception du paysage pour en modifier la lecture ? - Influence de Rist, Ernst et Calle : créer un paysage où les repères visuels et sensoriels sont altérés, où la réalité semble glisser vers un monde parallèle.
- Le paysage est-il une mémoire ou un instant fugace ? - Vision de Marker et Lumière : concevoir un espace où le temps devient un matériau, où chaque fragment du paysage est une trace d’un mouvement plus vaste.
- Peut-on déconstruire le paysage par une intervention brutale ? - Approche d’Artaud et Christo : proposer une modification temporaire et radicale de l’espace, qui en transforme la perception par une action spectaculaire.
- Le paysage est-il un lieu de contrôle ou un espace de liberté ? - Tension autour d'Artaud : un paysage maîtrisé et dominé ou un espace où la perception et l’expérience sont libérées de tout cadre imposé ?
Proposition d’Expérimentation Pédagogique avec cette Équipe
- Paysage dissimulé et révélé : concevoir un projet où une partie du paysage est cachée, recouverte ou transformée temporairement pour en altérer la perception (Christo, Calle).
- Paysage surréaliste et mouvant : expérimenter une approche où l’espace est perçu comme une illusion, un décor changeant en fonction du point de vue (Ernst, Rist).
- Mémoires du paysage : imaginer un projet où chaque élément est conçu comme une trace du passé, une superposition de temporalités visibles et invisibles (Marker, Lumière).
- Tension entre contrôle et chaos : confronter une approche rigide et ostentatoire (Arnault) avec une expérimentation organique et chaotique (Artaud, Rist, Ernst).
- Architecture du pouvoir et de la fiction : interroger comment un paysage peut être un outil de propagande, un espace de luxe ou un lieu de contestation de ces logiques (Arnault vs Marker, Artaud, Calle).
L’Équipe 16 explore le paysage comme un espace entre illusion et révélation, domination et effacement, mémoire et artifice, posant la question de ce qui nous est donné à voir et de ce qui nous est caché dans notre rapport au réel.