Présentation générale
📢 Jacques Tati ajuste son chapeau, Gainsbourg allume une cigarette.
🗣️ "Pourquoi dessiner un parc quand on peut en rêver un ? Nous sommes les cinéastes, les musiciens, les poètes du territoire. Nous ne créons pas des espaces : nous créons des atmosphères. Si vous voulez apprendre à insuffler du mystère, de l’humour et de la sensualité dans vos paysages, nous sommes l’équipe qu’il vous faut."
Les 10 personnalités de l'équipe

James Joyce (1882-1941)
Romancier et poète, il a exploré les flux de conscience et la déconstruction narrative. Il inspire une conception du paysage comme expérience immersive et fragmentaire.

Jacques Tati (1907-1982)
Cinéaste de l'absurde et du burlesque, il a repensé l'interaction entre corps et urbanisme. Il propose une lecture humoristique et critique de l'espace public.

Serge Gainsbourg (1928-1991)
Auteur-compositeur et provocateur, il a transformé les paysages sonores urbains. Son approche intuitive et détournée du langage musical peut inspirer une conception libre des espaces.

Nathalie Sarraute (1900-1999)
Écrivaine du Nouveau Roman, elle a théorisé les "tropismes" : ces mouvements imperceptibles de la pensée et du langage. Elle ouvre des perspectives subtiles sur la manière dont un paysage peut être ressenti.

Jean-Luc Godard (1930-2022)
Cinéaste expérimental, il a bouleversé les codes narratifs. Il permet d'aborder le paysage comme une succession de plans et de ruptures.

Chris Marker (1921-2012)
Documentariste et essayiste du temps, il a interrogé la mémoire et la perception. Il inspire une approche du paysage en tant qu'espace de réminiscences.

Georges-Eugène Haussmann (1809-1891)
Urbaniste du Paris moderne, il a transformé la ville en un système cohérent de perspectives et de flux. Il offre un modèle de restructuration radicale du paysage.

David Hilbert (1862-1943)
Mathématicien des structures infinies et des axiomes, il fournit une grille de lecture abstraite pour la modélisation des paysages.

Marcel Duchamp (1887-1968)
Artiste du concept et du ready-made, il remet en cause la notion d'objet artistique. Il suggère une appréhension du paysage comme espace de détournement.

Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832)
Poète et penseur de la métamorphose, il a théorisé les formes organiques et évolutives. Son approche du paysage est vivante et dynamique.
Portrait de l’Équipe 7 : Entre Déconstruction, Ville et Sensation
L’Équipe 7 rassemble des figures marquées par l’expérimentation artistique, l’urbanisme structurant, la déconstruction du langage et l’exploration de la perception.
Ce collectif s’intéresse au paysage comme un espace de montage, de transformations spectaculaires et de jeux entre le réel et l’imaginaire.
Axes Structurants du Groupement
Montage, Déconstruction et Poétique du Réel : Joyce, Godard, Marker, Sarraute
- Joyce explore un langage labyrinthique où le paysage est un espace mental, fait de superpositions, d’échos et de transformations.
- Godard, maître du montage, déconstruit les images et les récits, incitant à penser le paysage comme une composition fragmentaire et mouvante.
- Marker, voyageur de la mémoire, voit le paysage comme un palimpseste, un lieu de traces et de témoignages.
- Sarraute capte les mouvements souterrains de la perception, une sensibilité au paysage comme expérience microscopique et affective.
L’Ordre, la Ville et l’Infrastructure : Haussmann, Hilbert
- Haussmann impose une rationalisation monumentale de l’espace, où le paysage est une grande composition urbanistique.
- Hilbert, avec sa rigueur mathématique, inscrit le paysage dans une logique abstraite et formelle, où chaque élément suit des axiomes fondamentaux.
L’Art comme Subversion et Réinvention : Duchamp, Gainsbourg, Tati
- Duchamp joue avec les détournements, faisant du paysage un ready-made, un espace d’ironie et de transgression.
- Gainsbourg, entre provocation et raffinement, pense le paysage comme une mise en scène audacieuse, un lieu de dualités.
- Tati, chorégraphe du quotidien, capte le mouvement inconscient du paysage urbain, transformant la ville en un théâtre burlesque.
L’Observation Sensorielle et Scientifique : Goethe
- Goethe, à la croisée des sciences et de la poésie, explore le paysage comme une métamorphose de la perception, une forme vivante et évolutive.
Problématiques Clés pour Aborder un Projet de Paysage avec Cette Équipe
- Le paysage est-il un montage ? Un espace de fragments et de discontinuités ? - Perspective joycienne et godardienne : penser un projet où les temporalités, les perspectives et les perceptions se superposent en un paysage éclaté.
- Comment structurer un paysage entre monumentalité et jeux du quotidien ? - Haussmann et Tati en tension : un paysage à la fois spectaculaire, organisé, mais laissant place à des détournements, des hasards et des surprises.
- Peut-on penser le paysage comme un ready-made ? Une œuvre d’art contextuelle ? - Approche duchampienne et gainsbourienne : détourner un élément banal pour le révéler comme un geste artistique, une provocation spatiale.
- Comment capturer les micro-événements du paysage, ces sensations fugaces et imperceptibles ? - Sarraute et Marker : aborder le territoire comme un espace d’émotions fines et de souvenirs fragmentés.
- Un paysage est-il un ensemble de lois formelles ou une dynamique vivante et imprévisible ? - Hilbert vs Goethe : structuration axiomatique et abstraite vs perception fluide et transformationnelle.
Proposition d’Expérimentation Pédagogique avec cette Équipe
- Paysage-montage : travailler sur un site à déconstruire et à recomposer, en intégrant des temporalités et perceptions multiples (influence de Godard, Joyce, Marker).
- Détournement spatial : expérimenter une approche duchampienne du paysage, où un élément du site est sorti de son contexte pour en révéler un sens caché.
- Chorégraphie du quotidien : observer les usages informels du paysage urbain, en documentant les gestes et interactions invisibles (inspiration Tati).
- Tension entre structure et hasard : confronter une composition rigide et planifiée (Haussmann, Hilbert) avec une évolution organique et poétique (Goethe, Sarraute).
L’Équipe 7 propose une approche où le paysage devient un espace en perpétuelle recomposition, une partition de sensations, un terrain de jeu entre rigueur et subversion.